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Coordination Stop Nucléaire : qui sommes-nous ?

mercredi 16 novembre 2011, par Frédéric Boutet

Oyez Oyez. La COORDINATION STOP NUCLEAIRE est née !
Si pour vous, "NUCLEAIRE = DANGER IMMEDIAT, ARRET IMMEDIAT",
notre avenir est lié au votre par la COORDINATION STOP NUCLEAIRE

Qu’est-ce que la coordination Stop Nucléaire ?

Stop Nucléaire est une structure informelle servant de caisse de raisonance nationale aux initiatives de groupes locaux défendant la position « arrêt immédiat, inconditionnel et définitif ». A l’origine, un texte a été signé par 14 associations : l’appel du 11 juin 2011 « Tchernobyl Fukushima, à qui le tour ? »[1]. Ces groupes s’organisent alors pour faire connaître leurs positions et inviter à les rejoindre et les enrichir.

A propos de « arrêt »

On ne peut pas « sortir » du nucléaire comme on sort d’une pièce après y être rentré. Toutes ces matières radioactives ont été produites et en partie disséminées, il faut les gérer, on ne peut pas en « sortir ». La seule chose que l’on puisse faire, c’est arrêter les réacteurs, les projets de construction, arrêter la fabrication de combustible, dettes éternelles pour les générations futures. Nous voulons des revendications précises.

A propos de « immédiat »

L’analyse des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl aboutit à presqu’un million de morts comptabilisés par l’Académie des Sciences de New-York décembre 2009. Si les réacteurs sont dangereux immédiatement, il faut les arrêter immédiatement. Tout autre scénario conduit à la catastrophe majeure, inévitablement comme les marées noires sont inévitables, comme les crash d’avions sont inévitables. Ce ne sont pas des phénomènes « accidentels » : ils font partie du processus. L’industrie crée des matières ultra-concentrées en radioactivité, la nature n’attend qu’une occasion pour les disséméner. Or nous ne voulons pas que toute la chaîne alimentaire soit contaminée aux radio-éléments. Les conséquences sanitaires et sociales, sont irrémédiablement bien pires que tout autre catastrophe de part la nature des éléments radioactifs. Et elles viennent s’ajouter aux autres catastrophes, comme le désastre nucléaire à Fukushima Daiichi s’est ajouté aux destructions liées aux séisme et tsunami du 11 mars 2011.

Ca ne date pas d’aujourd’hui

Les groupes positionnés sur l’arrêt immédiat, défendant rationnellement l’utilisation des capacités thermiques au charbon et au gaz ne sont pas nouveaux : depuis l’accident de Tchernobyl, le comité Stop Nogent par exemple, par ses célèbres embassadeurs Roger et Bella Belbéoch, a porté à bout de bras ces idées. Ils ont été écartés de la fédération « sortir du nucléaire » par la formule « décision immédiate de sortie » qui figure dans la charte SDN et qui autorise donc tous les horizons temporels.

A propos des divers scénarios

Notre objectif est d’informer les citoyens du monde des menaces que fait peser sur eux l’industrie nucléaire et que la seule attitude politique valable face à ce danger, c’est de vouloir l’arrêt immédiat. Ceci n’interdit pas les groupes de travailler sur des scénarios concrets. Nous dénonçons les positionnements schizophrènes qui font la promotion simultanée des scénarios de sortie progressive type « negawatt » et de fermeture rapide en 5 ou 10 ans : si un scénario court existe, comment peut-on faire la promotion d’un scénario long ?

Un changement de société préalable ?

L’arrêt immédiat nous apparaît découplé de toute considération sociétale car si la catastrophe majeure nucléaire s’impose à nous comme étant le pire des événements, nous ne pouvons pas admettre que l’arrêt des réacteurs soit subordonné à un changement de société préalable. De plus, un arrêt bouscule suffisamment l’ordre établi pour qu’il soit le moteur d’un changement de société. S’il s’agit de sauver nos vies d’abord, nous ne pouvons souffrir d’aucun obstacle pour arriver à notre but.

A propos de « inconditionnel »

Il est impensable qu’on puisse inventer des conditions préalables pour arrêter les réacteurs nucléaires. Certains parlent d’« attendre une nouvelle technologie », de « changer d’abord les systèmes de chauffages », de « planifier avant tout », « de reconvertir les filières ». Quel poids pèsent ces conditions par rapport à la contamination de la chaîne alimentaire par les radio-éléments ? A quoi cela sert-il d’être équipé d’un système de chauffage dépensant trois fois moins d’électricité qu’un « grille-pain des années 70 » s’il faut évacuer le domicile à cause d’un nuage radioactif ?

A propos de « définitif »

La coordination Stop Nucléaire exclut les moratoires, les arrêts temporaires, le temps des discussions, les sempiternels faux débats. Vingt-cinq ans après Tchernobyl, le bilan de la catastrophe est suffisamment étoffé pour comprendre qu’il n’y a plus aucun instant à perdre en tergiversations. Tout arrêt de réacteur doit être définitif, le combustible retiré du coeur pour ne plus jamais y revenir pour refaire la réaction de fission.

Notre rapport à l’argent

La coordination souhaite faire caisse de résonance pour des besoins des groupes locaux de financer leurs actions propres. Elle s’autorise à faire des appels à dons pour elle-même uniquement pour des projets précis ponctuels. Mais nous ne voulons pas que les donateurs soient déconnectés des groupes locaux. La coordination ne sera pas une entreprise, ne veut pas de salariés, elle entend laisser toute la responsabilité de la vie du réseau aux seuls groupes constitutifs, entretenant l’expression de leur diversité.

Il y a un site web : www.coordination-stopnucleaire.org

L’objectif du site web est de constituer une banque d’informations autour de la position « arrêt immédiat », de faire une caisse de résonance des diverses actions antinucléaires radicales en France. Le site est collaboratif de technologie spip. Il y a des rédacteurs et des administrateurs. On s’inscrit en tant que rédacteur. Les rédacteurs peuvent écrire et proposer des articles. Seuls les administrateurs peuvent les publier, mais sans en modifier le contenu, après discussion si nécessaire. Le fonctionnement pour l’instant serait de trois administrateurs tournant tous les trois mois.

Réunions de la coordination

Une réunion de la coordination a eu lieu le 21 octobre 2011 à Paris. Dans ce genre de réunion, on évoque les différents courants antinucléaires en France, on ajuste l’expression de la position « arrêt immédiat », on tente de s’organiser et de donner des pistes de stratégie pour rallier d’autres groupes antinucléaires.

Des pistes pour « adhérer »

Notre texte de référence est l’appel du 11 juin 2011 « Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? ». On envisage de ré-écrire régulièrement un texte, enrichi par les signataires. Les nouveaux membres seraient alors tous les signataires de ce nouveau texte.

Cependant, la coordination s’est formée à partir de certaines idées essentielles de fonctionnement décrites sommairement dans ce document, comme la volonté de ne pas encaisser des dons à la place des groupes locaux. Une adhésion à la coordination ne nécessite pas l’adéquation formelle à ces idées mais nécessite une discussion sur le fonctionnement.

A VOUS DE VOUS DETERMINER
LA LUTTE ANTINUCLEAIRE VA-T-ELLE ENCORE LONGTEMPS S’IDENTIFIER A UNE ENTREPRISE DEVOYANT LES PRINCIPES DEMOCRATIQUES ET PRONANT N’IMPORTE QUEL SCENARIO, Y COMPRIS LES SCENARIOS TARTUFFES ?

[1] Voir http://www.coordination-stopnucleaire.org/spip.php?article4

Tract rédigé par Frédéric Boutet, membre de Stop Nucléaire 31 l’Antidette, signataire de l’appel du 11 juin 2011. Toulouse 15 nov 2011.

Documents joints

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